La guerre ...

Publié le par blandette

Banlieues : Jacques Chirac répond à Nicolas Sarkozy
LE MONDE | 13.12.05 | 13h57  •  Mis à jour le 13.12.05 | 14h18

 

La riposte est cinglante, sous une apparente bonhomie. Jacques Chirac, dans un exercice inédit, règle ses comptes avec Nicolas Sarkozy, après la crise des banlieues et au lendemain d'un sondage indiquant que seuls 1 % des Français souhaitent qu'il se représente à l'élection présidentielle de 2007.

 

 Sur dix pages, le président de la République répond, mardi 13 décembre, aux lecteurs du Parisien, qui lui avaient posé 50 questions, une semaine auparavant. Il aborde tous les problèmes : discriminations, logement, transport, emploi, santé, éducation, mémoire, droits des femmes. Mais il répond surtout à son ministre de l'intérieur.

Quelques mots comme "racaille" et "Kärcher" lui sont restés en travers de la gorge. "En politique, le choix des mots est évidemment essentiel. (...) Quand une personne commet un délit ou un crime, c'est un délinquant ou c'est un criminel. C'est la loi qui le dit. Ce sont les termes qu'il faut employer. C'est cela, la République", répond-il à Nikodem Rautszko, 26 ans, agent de développement à Fontenay-sous-Bois qui lui demandait son avis. "Ceux qu'on appelle "les grands frères" effectuent souvent, depuis longtemps, un travail utile dès lors qu'ils donnent aux plus jeunes des repères et des modèles", précise-t-il à Mourad Laghrari, 23 ans, porte-parole du Cercle des citoyens responsables de Beauvais.

Même s'il ne le dit pas directement, le président en veut beaucoup à Nicolas Sarkozy d'avoir tant décomplexé le discours, à droite, qu'il peut à ses yeux désormais dériver vers les extrêmes. Lui-même en sait quelque chose pour avoir parlé, le 19 juin 1991 à Orléans, du "bruit et des odeurs" des populations immigrées et mis des années à le faire oublier.

[...]

Le voilà de nouveau au combat. Choisissant ce qui lui convient, le contact direct avec les "vraies gens", charmées d'avoir été reçues, dimanche, plus d'une heure à l'Elysée. Sans cesse talonné, ou plutôt devancé, par M. Sarkozy depuis sa réélection en 2002, peu à peu lâché par la majorité, le président ne désespère pas d'imposer sa marque. Il avait fait la leçon au ministre de l'intérieur, depuis Tunis, en décembre 2003, sur la "discrimination positive". Il l'avait vertement tancé, le 14 juillet 2004, à propos du budget de la défense : " Je décide et il exécute." Puis il lui avait interdit de cumuler les fonctions de président de l'UMP et de ministre, espérant l'empêcher de prendre le parti.

Peine perdue. Non seulement M. Sarkozy a été élu triomphalement à la tête de l'UMP, mais le président, défait après le non au référendum du 29 mai, l'a fait revenir au gouvernement, autorisant ainsi ce qu'il avait interdit. Son accident cérébral du 2 septembre a achevé de l'affaiblir. La traduction de cette situation dans les enquêtes d'opinion, ajoutée à l'usure du pouvoir, n'autorise aucune ambiguïté : une perte de confiance quasi totale et le rejet catégorique d'une nouvelle candidature en 2007. Celle-ci paraît désormais bien compromise. Cela n'empêche pas que M. Chirac ne soit jamais meilleur que dans l'adversité.

Béatrice Gurrey
 
On a pourtant vu à plusieurs reprises que M. Chirac savait se démener lorsqu'il en était vraiment temps pour lui et qu'il ne se débrouillait pas trop mal en matière de "rattrapage de justesse" ... Mais le "cher" Jacques (si je puis m'exprimer ainsi...) commence à se faire vieux et fatigué, et de plus en plus de question se posent  à son sujet ... Maintenant, lorsqu'il fait une allocution, la France entière s'interroge sur ses lunettes en "fond de bouteille de vin" !!
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Publié dans Politique

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P
tu es mechant avec jacko!
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B
ah! ces jeunes années où j'ai publié des articles ^^ ça fait plus d'un an ... et mon avis n'a pas changé ! biz